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Personalized Prescribing
Étude de cas

Une employée aux prises avec la dépression et l’anxiété

Jane Allain est une femme de 30 ans qui souffre d’anxiété et de dépression depuis l’âge de 15 ans. Elle a été orientée vers Personalized Prescribing par un gestionnaire d’invalidité. Notre pharmacienne a fixé un rendez-vous téléphonique avec Jane pour passer en revue ses antécédents médicamenteux. La pharmacienne a découvert que Jane souffrait également d’asthme non maîtrisé et d’un problème cardiaque (des ventricules dilatés).

Jane a expliqué à la pharmacienne que, chaque fois qu’elle se sent anxieuse, son problème cardiaque s’aggrave et qu’elle commence à ressentir des étourdissements et à avoir des évanouissements. Lorsque Jane prenait du citalopram pour son anxiété, la fréquence des évanouissements a augmenté, et ce médicament a donc été arrêté. Jane a aussi essayé la venlafaxine et a ressenti des étourdissements, des nausées, des interruptions de sommeil et des sueurs nocturnes lorsque la dose a été augmentée. Son médecin a donc décidé de maintenir Jane à une faible dose de venlafaxine, bien qu’elle ait continué à ressentir de la tension et de l’anxiété. Jane utilisait également son inhalateur de secours pour l’asthme plus de 3 fois par semaine en raison d’essoufflements. Ses symptômes respiratoires pouvaient aussi être aggravés par son tabagisme, même si elle avait tenté à plusieurs reprises, sans succès, d’arrêter de fumer.

Au cours de sa conversation téléphonique avec la patiente, notre pharmacienne a fait remplir à Jane un questionnaire préliminaire afin d’évaluer les répercussions de son état sur sa vie et sa productivité au travail. Notre pharmacienne a constaté que les étourdissements et les évanouissements étaient la principale cause des absences de Jane au travail, puisque Jane n’avait par ailleurs aucune difficulté à respecter ses échéances.

Après avoir obtenu le consentement de la patiente, la pharmacienne a commandé un test pharmacogénomique Rx Report. Elle a combiné les résultats génétiques aux antécédents médicamenteux de Jane afin de formuler des recommandations pratiques. Jane a reçu un rapport sommaire, et la pharmacienne l’a appelée pour lui expliquer les recommandations. Lors de cet entretien téléphonique, notre pharmacienne a recommandé d’éviter les médicaments à risque élevé pouvant affecter le cœur (citalopram, escitalopram, venlafaxine et antidépresseurs tricycliques). Jane a appris qu’elle était particulièrement exposée à une accélération du rythme cardiaque avec ces médicaments, à la fois en raison de son problème cardiaque structurel et de l’un de ses gènes de réponse. Jane a également été informée qu’elle présentait un profil de métaboliseur intermédiaire du CYP2D6 et qu’elle avait donc une capacité réduite à dégrader la venlafaxine. Cela l’a aidée à comprendre pourquoi elle était particulièrement sensible aux effets secondaires liés à la dose de ce médicament. Notre pharmacienne a recommandé des solutions de rechange qui ne sont pas métabolisées par le CYP2D6 et auxquelles la patiente était susceptible de bien répondre selon les autres gènes analysés.

L’un de ces médicaments (le bupropion) était susceptible d’améliorer l’humeur de Jane et de l’aider à cesser de fumer. Jane a aussi été informée que son utilisation fréquente de l’inhalateur pour l’asthme (Ventolin) pouvait accroître son risque d’effets secondaires (anxiété et palpitations cardiaques). La pharmacienne a recommandé un traitement d’appoint pour maîtriser l’asthme (Flovent) afin de réduire l’inflammation dans les poumons de Jane. Une copie du rapport sommaire a été télécopiée au médecin de Jane, et la pharmacienne a transmis les recommandations médicamenteuses au gestionnaire d’invalidité de Jane pour l’informer que le test était terminé.

Lorsque la pharmacienne a rappelé Jane pour un suivi (un mois plus tard), Jane lui a indiqué que son médecin avait arrêté la venlafaxine et lui avait prescrit le bupropion et l’inhalateur Flovent. Jane a constaté une diminution de son anxiété et un regain de motivation, et elle a pu réduire le nombre de cigarettes fumées par jour. Bien qu’elle ait encore des épisodes d’étourdissements, elle n’avait plus d’évanouissements et fonctionnait bien au travail. Jane a été informée que la pharmacienne demeurait disponible en tout temps si elle avait besoin d’aide supplémentaire pour cesser de fumer.

Remarque : les résultats individuels peuvent varier. Les tests pharmacogénétiques sont un outil parmi d’autres pour orienter les décisions thérapeutiques et doivent être utilisés en complément du jugement clinique.

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